Wednesday, October 21, 2015

Morte à ce monde inversé (Plus loin qu'ailleurs)



Plus loin qu’ailleurs
Un bouquin d'une cinquantaine de pages et de milliers d'astres brillants.

L’histoire de ma rencontre avec ce livre s’est fait sur un blog de littérature, une rencontre imprévue et plutôt bizarre, mais comme toutes les rencontres non préméditées, elle m’a offert beaucoup de cadeaux.

Le parcours de l’auteur dans ce livre est le parcours universel pour ceux qui cherchent l’essence de leur être,  mais le livre raconta ce parcours comme peu peuvent le faire : dans un style extraordinaire, en longues méditations pleines de tableaux célestes, d'aurores et de soleils,  dévoilant une authenticité touchante ;  c’est l’essence de l’essence de l’homme, de Gabriel Arnou Leaujeac qui est offerte aux lecteurs.

Le livre m’a offert l’éternel présent qui était toujours à proximité mais voilé par le quotidien et surtout beaucoup de consolation, je me sentis si consolée après la lecture de ce livre comme jamais de ma vie, un sentiment inexplicable, mais fort et persistant.

A noter que ne suis pas étrangère à cette philosophie ni à cette spiritualité, avec la pratique assidue de yoga et de méditation, mes longues randonnées  dans la nature, la lecture de beaucoup de bonne littérature mystique , j’ai pu accéder à beaucoup d'"Ailleurs" de mon être, mais  jamais de cette profondeur où le livre m'a  conduit,  à cet « Ailleurs où s’exilent les peuples du vent loin du troupeau désespérant, loin de ses diables inhumains et de ses dieux trop humains…ou sonnent  les cloches d’or éternelles…  psaumes inédits, des cantiques interdis, des chants brulants, depuis toujours au fond de » moi.

Ce qui m'intrigue, c'est qu'on peut accéder à cet Ailleurs, mais combien de temps peut on y rester? Est ce qu'il y a un retour en arrière? Ou cet Ailleurs va ouvrir aussi des nouveaux chemins d'autres Ailleurs? Le quotidien va-t-il reprendre le dessus sur le présent eternel? 







Thursday, August 13, 2015

" مطر حزيران "

اصابت جمعيها سميح الذي لم ينتبه الى ما كان يحدث عند باب الفرن. وهو ربما لم يكن يرغب في معرفة ما يحدث.
كان يتحين اللحظة المناسبة لاخراج الرغيف من بيت النار، ينتظر رائحة الاحتراق في بدايتها ورؤية النقاط السوداء الصغيرة
قال الرجل كلاما عاليا لم تسمعه النساء. انفجار الطلقات الثلاث داخل غرفة صغيرة اصم اذانهن
رد الرجل مسدسه الى زناره وانسحب هو واقاربه. عاد نور النهار يغمر داخل الفرن
سقط جالسا على الكرسي الذي كان يحتفظ به الى جانبه، جلس في عينه عتب بسبط. كان ينظر الى النساء واحد ة واحدة  

مطر حزيران  ص ٢٣٦


Quand j'ai commencé la lecture de ce livre, je me suis vue une petite fille jouant dans mon quartier  "Haret El Issaba" dans les années 80 avec mes amis et mes cousins. 
Nous étions d'une petite famille paisible, vivant en dehors des histoires violentes du village et l'innocence de mon âge chassait la peur ressenti à chaque fois que j'entendais que quelqu'un fut tué, mais  les souvenirs se rassemblaient dans ma tête, éparpillés attendant le moment propice pour refaire surface. Ce moment se présenta à la première page de "matar houzarian".


Jabbour Douaihy ne raconte pas seulement ce qui s'est passé en juin 1957 et l'année d'après, mais il raconte et revit d'une exactitude hallucinante le quartier, ses souvenirs, notre vie, l'enfance de mes parents dans le même quartier de "El Issabi", et notre dialecte local.

Mon père me raconta à propos de " El Hadsseh" : les gens du quartier pendant ce jour et le jour qui suivit pleuraient sans arrêt.
Les mêmes scènes de deuil sortaient du livre et se jouaient à nouveau comme dans un rêve,   comme si  jusqu'à nos jours les lits où on a placé les morts rodent comme des fantômes sur la place de l'église de Notre Dame dans notre quartier...  Les fantômes de notre village. 

Je connais beaucoup de ses personnages et de leurs histoires quotidiennes. tout le monde les connaissent par coeur,  Mais ce que racontait l'auteur dans son livre ne ressemble pas à ce que les autres racontaient mais à ce que j'entendais, mon innocence filtrait la violence et je ne retenais que les faits humoristiques et magiques 

Jabbour Douaihy dans son livre, a su raconter la non-violence d'une histoire violente non racontable avec l'innocence, la désinvolte d'un enfant-adolescent, la passion d'un zgortiote et le talent d'un grand écrivain. Le style litteraire est très beau avec cette note humoristique que j'ai apprecié.

Le mélange humour-violence-deuil du livre est très réussi.

il a une fois dit qu'on le critique d'avoir embelli les "Kabadayet", moi je dis qu'il a su démontrer que ces gens sont aussi des êtres humains.

J'ai mis au début l'histoire de Samih l'une des histoires du livre en premier car il ressemblait beaucoup à mon grand père maternel  lui même boulanger paisible, vivant dans le quartier mais proche de la famille de l'autre quartier. 
Cette histoire m'a fait l'effet d'un coup sur la nuque, elle portait en elle toute la violence que j'ai refusé d'entendre quand j'étais enfant.

C'est l'une des éclairs de violence, insinués malgré l'auteur, malgré le lecteur, malgré tout le monde, où on ne les attends pas, en dehors du livre, en nous



Nous les portons endormis, ils peuvent exploser n'importe où, n'importe quand, tuant des Samih(s)  innocents.

Bahijeh Akoury

Sunday, May 31, 2015

The snake

She woke up this morning feeling weird, heavy
She left her bed and looks in the mirror, her eyes were still milky, everything was hazy, she felt vulnerable and scared in this mist.
She sat on her mat, her skin felt so sensitive; an itchy, odd, unpredictable feeling are cascading down to her.
 Feeling of anger, sadness were permeating every nerve of her skin. 

She retrieved inside herself, deep inside in a timeless place, to the border of a vast lake of silky peaceful water, surrounded by green forest, she sat there, looking around, her vision was restored, she impregnated her eyes with the splendors of the surroundings, she started breathing deeply, energy was flowing  and opening space in her chest, she lifted her head and the movement of her breath created a rip in the surface of anger feelings , it started to shed, Pain pealed from her mind and her soul like dead skin.

The freshness of the air regenerated and restored back her sense of well being
Life started pouring through her new skin, entering her body and reaching the depth of her core, reigniting her flame.
Everything was new after this overwhelming feeling of detachment! 
She rose up with all the beauty and vastness of her soul, she took a sweeper and removed all the dead skin from the room.


Bahijeh Akoury

Thursday, April 16, 2015

L'asile des sages




Aujourdhui j'ai laissé les sages de la terre à leur Dieu, et Dieu aux sages,

j'ai fait un pacte avec les fous.


Que les sages parlent des déchets humains tout en se prenant pour des intellectuels,
Que les sages exposent leurs déchets partout,
Que les sages copient le comportement des autres
Que les sages croient que fumer comme les "Sartres" les fait des Sartres
Que les sages croient que la féminité est un cheval en jupe
Que les sages croient que la pauvreté est éternelle
Que les sages croient être des mathématiciens en disant que le Zero n'existe pas




je serai des fous,
des fous qui savent ce qu'est un axiome en mathématiques,
des fous qui trouvent que fumer tue,
des fous qui dévorent toutes les publications  et ne se rassaisisent pas
des fous qui se réinventent tous le jours,
des fous qui sachent que la pauvreté viens de la paresse
des fous qui ont construit leur propre philosophie folle
des fous qui s'en fichent du Dieu des sages,

des fous qui se moquent des sages qui ne savent pas que ce blog existe








 


Bahijeh Akoury

Poison in poetry, review of " تمارين على تبديد الوقت"

A year ago, I was invited to this poetry book signing and review, in a friend's house, i didn't go, being not interest in arabic literature nor in the audience that might be present.
In the summer, I ran again into this book in a book exhibition, so I bought it.

It was officially the first book I buy written by a lebanese in arabic language
:  "تمارين على تبديد الوقت" by  "Fawzi Yammine", and my second experience in reading a book in arabic

The first experience, was "المستبد" some 8 or 9 years ago, the book was one of the worst book I ever read, pervert, sick, twisted.

It tooks me till now to read again Arabic literature

From the first pages it was impressive and shocking;


I thought it impressed me because it was my first reading of this genre.
But after reading other poetry books, the impression persists, strong, burning, devastating, and frustrating, yet very innocent; no perversion is found anywhere.

But this book is frustrating to the maximum, it was obvious that the author autocensored some ideas, one can feel that sentences were erased or some missing words in his short instances of passionate lyricism


But It was like reading a fantastic book for Marquez combined with some surrealist poetry of  Eluard agremented with the slow poison of a Sagan' novel and strengthened with some guns powders stolen from our village.

كلمات مدبوغة بسم احرفها تنفجر كقنابل صغيرة صامتة



Visual verses are everywhere, it reminded me of some cartoons scenes I used to adore when I was a kid:
طبشت الباب فوقع السطح عن البيت وصرت مكشوفا

I adored the anarchism showing everywhere
استشهادي الخاص والعام
اولا برصانة العلماء
ثانيا بانفة الواعظين ،يبشرون بعيون مغمضة كأنهم يستحلبون سرا

Amazing his description of the woman desire, so much of archaic fear:
شهوتهن تنهش المراكب والسفن الجرارة
...
صرخة نهد جائع


Fantastic, with magical effect, dark and sharp

I will not go into the existentialist questions it raises, others did it. But these questions definitely are like little shots of  poison

I can not tell if it is a good poetry book, but definitely it is  a very impressive book.


The next question is, the man who wrote such book can re-invente himself in the next book or it will be a repetition?
And will he be able to free himself from  autocensorship, how far and how bolder can he goes?

Bahijeh Akoury

Tuesday, March 17, 2015

"I’m going to be a writer Nothing but a writer." Review of "Living to tell the tale"



"I’m going to be a writer . . . Nothing but a writer."

I was reluctant about reading a spanish translated book to English. But curiosity was intense. And it was a good choice


Magical autobiography.
It takes us into a fantastic journey full of  humour where each scene in Marque takes us back to a similar scene in our own childhood with all its magic.
Magical scenes , mixture of real facts and  imaginary stories; it is.like hearing a little kid is telling the tale.
All along the book, the reader find it easy to be part of each scene, to visualize each scene, with its characters without loosing the humorous character of the book

"I cannot imagine a family environment more favourable to my vocation than that lunatic house, in particular because of the numerous women who reared me"

“My stories were simple episodes from daily life that I made more attractive with fantastic details so that the adults would notice me . . . these were a budding narrator’s rudimentary techniques to make reality more entertaining and comprehensible.”

“the priest assisted me with a dictionary of sin …. And so my first step for my first communion was another great stride forward in the loss of my innocence”

“ the only thing they need to say now is that I am corrupting us and then they will send me back to the house of correction”

“that horror of being seen by dead”

I did not realize that I was crawling with lice until I had infected all the family, she disinfected her children one by one with insecticide
“what grieved me the most was the rosary my mother said for the eternal rest of his soul”
“I was surprised that the priests talked to me as if they lost their mind … I invented parodies of sacred chorales with pagan words that to my good fortune no one understand” 
“the greatest danger was not the plane but the cows that wandered onto the clay runway improvised in a pasture|”


Friday, January 23, 2015

Caquettage de la basse-cour


Dédié aux poules réspectées de la basse-cour et à leur amour royal  Monsieur le Coq

"Il ne lui faut, dit-il, ny matière, ny baze : laissez la courre, elle bastit aussi bien sur le vuide que sur le plein… L’erreur particuliaire fait premièrement l’erreur plublicque, et à son tour après, l’erreur publicque fait l’erreur particulière. Ainsi va tout ce bastiment, s’éstoffant et formant de main en main, de manière que le plus éloigné tesmoing en est mieux instruict que le plus voysin et le dernier informé mieulx persuadé que le premier; C’est un progrez naturel : car quiquonque croit quelque chose estime que c’est ouvrage de charité de la persuader à un aultre, et pour ce faire, ne craint point d’aiouster de son invention, autant qu’il veoid estre nécessaire en son conte pour suppléer à la résistance et au défault qu’il pense être en la conception d’aultruy. "Montaigne, Essais, Liv.III ch.X



Bahijeh Akoury

Friday, January 16, 2015

For he has sinned




A little story about a man, a man with “the power given to him”, hiding the usual forbidden lust in the dark clothes of puritanism , sometimes helped by the virgin of the institution hiding her bitterness in the white clothes of pureness

Sneaks into families, schools and orphanages, insidiously injects feelings of hopelessness. 

The young ones find their soul in despair, unselfconsciously they are absorbing the venom he is injecting. 

They run to him seeking the cure , approaching him to benefit from “the power given to him”.
They are trapped into his world, He shows them his so-called loneliness, weakened them by the powerful feeling of pity

When the victim start to feel weakened , the choreography of  the forbidden desire starts,  he drown the victims with him in the vicissitude of fantasies . 

When the act happened, he withdraw back,  and accuses the victims of imbalance.

People say: "he was guided by love but misbehaved"
"He has been giving a lot to the community, he was alone and faults happen"
"Chastity vows are tough we should grant him the right to marry and have a family"(maybe later molesting his own children...)

They transfer the "big heart"  from a region to another in an attempt to cover up such love demonstration. And of course the people start spreading rumours  about conspiracy, freemasonry, illuminati, Satan in the form of a snake...

But, according to victims , the man "demonstrated his big love" with his own sexual attributes covered by a condom...

Who knows maybe Satan is afraid of sexual transmitted disease.... Or the freemasonry is dispensing free condoms, or the illumanti threw a spell on the man sexual apparatus

 "You are 'Rock,' and on this rock I will build My Church and the gates of hell shall not prevail against it."